Grands penseurs en éducation- Maria Rúbies I Garrofé
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Le texte suivant est tiré de Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée
(Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation),
vol.
XXXIV, n° 4, décembre 2004, p.
493-500.
©UNESCO : Bureau international...
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Le texte suivant est tiré de Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée
(Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation),
vol.
XXXIV, n° 4, décembre 2004, p.
493-500.
©UNESCO : Bureau international d’éducation, 2004
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MARIA RÚBIES I GARROFÉ
(1932-1993)
Carme Amorós Basté*
La silhouette — plutôt petite — de Maria Rúbies, son allure discrète et sa voix aiguë et
quelque peu fragile contrastaient nettement avec la force de ses convictions et avec
l’envergure de son action publique, ainsi qu’avec la fermeté dont elle allait faire preuve à
60 ans, aux prises avec une longue et éprouvante maladie.
Selon ses propres paroles, sa force
lui venait d’une vie intérieure très riche, du soutien de ses proches et des larges appuis qu’elle
avait su trouver quand elle s’efforçait de mettre ses idées en pratique.
Quelques éléments de biographie
Maria Rúbies naît à Camarasa, petite localité rurale de la province de Lleida (Espagne), le
21 novembre 1932.
Elle subit toutes les rigueurs de la guerre civile.
Son père se voit contraint
de se réfugier en France, tandis que le reste de la famille demeure dans un petit village des
Pyrénées catalanes, proche de la frontière.
Durant cette période, Maria ne fréquente pas
l’école.
Plus tard, après un bref passage à Os de Balaguer, elle s’installe avec sa famille à
Lleida.
Cette expérience de la guerre civile espagnole (1936-1939) à un âge si tendre la
conduit à s’intéresser de près à ce qui se passe dans les autres pays d’Europe au cours de la
seconde guerre mondiale.
Après ses études, couronnées par l’obtention en 1957 d’une maîtrise de mathématiques
à l’Université de Barcelone, elle retourne à Lleida.
Elle enseigne dans des établissements
religieux, à l’École normale de formation des maîtres, dans les lycées de La Seu d’Urgell et
de Lleida et dans d’autres écoles de préparation des maîtres.
C’est à Lleida qu’elle se
consacrera à la création de l’école « L’Espiga ».
De 1967 à 1977, elle assume diverses responsabilités à l’Université autonome de
Barcelone : direction de la nouvelle Ecole des maîtres (Escuela de Magisterio), coordination
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