English Français Español
ex. : internet calameo download
Published by
 
Send a message
Copyright : All rights reserved

Grands penseurs en éducation- Herbert Spencer

Format : Albums
Category : News
Language : French
19 pages
Pub. on July 9th 2008
Viewed 0 times
0 comments
0 distinctions
0 member(s) added it to their favorites
 
1 Le texte suivant est tiré de Perspectives ; revue trimestrielle d’éducation comparée (Paris, UNESCO ; Bureau international d’éducation), vol. XXIV, n° 3/4, 1994 (91/92), p. 553-575. ©UNESCO ; Bureau international d’éducation, 2000 Ce document peut être reproduit librement, à condition d’en mentionner la source. HERBERT SPENCER (1820-1903) Brian Holmes1 Herbert Spencer était un amateur de talent. Au regard de ses éminents contemporains, il ne fut ni aussi précoce que J. S. Mill, le célèbre philosophe qui commença d’apprendre le grec à l’âge de trois ans et n’avait que six ans lorsqu’il écrivit une histoire de Rome (Bain, 1882), ni aussi cultivé que Charles Darwin et T. H. Huxley. Spencer ne reçut pas une aussi bonne éducation, au sens classique du terme, que Darwin, qui fréquenta Shrewsbury, école publique réputée (Barlow, 1958), ou Huxley, qui étudia dans l’une des écoles privées les plus renommées d’Angleterre (Bibby, 1959). Pour autant, à une époque où l’enseignement public n’était pas encore ouvert à tous et où seul un petit nombre d’enfants recevait une éducation fondée sur l’étude des langues classiques, l’instruction dispensée au jeune Spencer n’était pas négligeable. S’il fréquenta une école locale pendant trois ans, il ne sut pas lire avant l’âge de sept ans. Il avait treize ans lorsqu’il alla vivre chez son oncle, Thomas Spencer, qui avait fait une brillante carrière à l’Université de Cambridge avant de devenir prêtre d’une paroisse des environs de Bath. Peu après avoir été confié à son oncle, le jeune Herbert fit une fugue mais revint bientôt pour s’initier, comme il le dit lui-même (Spencer, 1850, p. 115), aux mathématiques, à la physique et à la chimie, acquérir quelques rudiments de français et de grammaire grecque et s’exercer à la traduction de textes latins simples. Il avait maintenant seize ans. Ayant refusé d’aller à l’Université de Cambridge dont son oncle avait offert de lui ouvrir les portes, Spencer cherchait un emploi. Cinquante ans plus tard, évoquant les connaissances acquises pendant sa scolarité, il reconnut que c’était l’école dirigée par son oncle qui lui avait donné le goût du travail. Ses réserves sur l’enseignement formel concernaient surtout l’enseignement dispensé dans les écoles du type de celles qu’avaient fréquentées les amis qu’il se fit ensuite à l’âge adulte et qui n’en devinrent pas moins des philosophes et des scientifiques de renommée internationale. Sans doute, l’enseignement formel n’a-t-il pas été un facteur décisif dans la carrière de ces géants de la pensée, qui virent le jour en Angleterre au XIXe siècle. Il reste que Spencer était un amateur au milieu de professionnels. Herbert Spencer apprit beaucoup par l’expérience. Parcourant la campagne, il recueillit des spécimens, acquit une connaissance honnête de la vie animale et de l’entomologie et apprit tout seul à faire des croquis d’après nature. Il comparait avec fierté les connaissances livresques de ses contemporains et le savoir que lui avait donné l’observation de son environnement. Il n’en reste pas moins évident qu’il tira grand profit du climat intellectuel entretenu par son père et son oncle et dans lequel il fut élevé. Son père, William George Spencer (1790-1866), était un radical apolitique qui appelait de ses voeux une réorganisation de la société. Il fit partie, pendant un certain temps, du comité de la bibliothèque des Méthodistes de Derby, mais désapprouvant l’autorité que les pasteurs exerçaient sur les fidèles, prit l’habitude d’assister aux services quakers où il pouvait réfléchir tranquillement. Tous s’accordent à reconnaître qu’il fut un bon maître et en avance sur son
 

Would you like to comment?

Join Calaméo for a free account, or log in if you are already a member.

 

Mes publications (From painchar)

Pub. on Oct. 7th 2008
6 page(s)  -  Viewed 28 times
Pub. on Sept. 4th 2008
4 page(s)  -  Viewed 9 times
Pub. on July 8th 2008
15 page(s)  -  Viewed 1 times
Pub. on July 8th 2008
13 page(s)  -  Viewed 2 times
Pub. on July 8th 2008
12 page(s)  -  Viewed 7 times
Pub. on July 8th 2008
14 page(s)  -  Viewed 4 times
Pub. on July 8th 2008
15 page(s)
Pub. on July 8th 2008
12 page(s)  -  Viewed 4 times
Pub. on July 8th 2008
18 page(s)  -  Viewed 8 times