Retrouvailles
Ciel gris, mer en furie,
Le vent hurle, Et la pluie
Dans mes yeux noie mes larmes,
Où la douleur s’acharne.
Les bras levés au ciel,
Mes doigts griffent les nues,
Et mes cris démentiels
Pleurent l’amour perdu.
La mer a pris ta vie,
Mais je veux qu’à nouveau
Nous soyons réunis
En ton glacial tombeau....
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Retrouvailles Ciel gris, mer en furie, Le vent hurle, Et la pluie Dans mes yeux noie mes larmes, Où la douleur s’acharne. Les bras levés au ciel, Mes doigts griffent les nues, Et mes cris démentiels Pleurent l’amour perdu. La mer a pris ta vie, Mais je veux qu’à nouveau Nous soyons réunis En ton glacial tombeau. J’avance pas à pas Dans l’écume saumâtre. Mon âme tendue vers toi, A quoi bon me débattre. Les tourments de mon cœur Me poussent vers l’eau sombre, J’entends, malgré mes pleurs, Les appels de ton ombre. Dans l’orage qui gronde, Dans le fracas des vagues, Venue de l’outre-tombe, Ta voix est une dague. Elle transperce mon âme De tant de nostalgie, Qu’elle ranime la flamme Des rêves évanouis. Le sable sous mes pas Vient de se dérober. Me voilà, Mon Amour, Je viens te retrouver. Joël Waxin
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A vous qui me lisez…
Texte à afficher dans les toilettes!
À vous qui me lisez, assis sur les toilettes,
Apprenez que c’est là que j’ai écris ces mots.
J’avais fait de ces lieus isolés ma retraite,
Trouvant là un endroit propice à mon repos.
Cette pièce exigüe mais combien confortable,
Où je me réfugie quand j’en...
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A vous qui me lisez… Texte à afficher dans les toilettes! À vous qui me lisez, assis sur les toilettes, Apprenez que c’est là que j’ai écris ces mots. J’avais fait de ces lieus isolés ma retraite, Trouvant là un endroit propice à mon repos. Cette pièce exigüe mais combien confortable, Où je me réfugie quand j’en ai plein le dos, Est dev’nue mon fortin au verrou inviolable, Où je peux faire des vers… sans aucun jeu de mots. Joël Waxin
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Sur mon épaule…
C’est vrai qu’il était drôle
Ce mot posé sur mon épaule,
Je n’ai cessé de rire.
Des mots qui batifolent,
Comme des rossignols,
C’est à mourir de lire.
Avant qu’il ne me frôle
En prenant son envol
J’aurais aimé le dire.
Oh ! Comme il était drôle,
Ce mot sur mon épaule.
J’aurai tant voulu...
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Sur mon épaule… C’est vrai qu’il était drôle Ce mot posé sur mon épaule, Je n’ai cessé de rire. Des mots qui batifolent, Comme des rossignols, C’est à mourir de lire. Avant qu’il ne me frôle En prenant son envol J’aurais aimé le dire. Oh ! Comme il était drôle, Ce mot sur mon épaule. J’aurai tant voulu le lire. J’aurai pu le prendre au vol, Eviter qu’il ne décolle, L’étudier tout à loisir. Je lui aurais mis un licol, Plongé dans le formol, Pour qu’il ne puisse fuir. Mais c’était une idée folle. Les mots qui touchent le sol, Ne tardent pas à mourir. Ils se fanent et s’étiolent, Et s’ils ne redécollent, Ils finissent par périr. C’est si beau un mot en vol, Si léger, si brillant, si fol, Que seul le poète peut le saisir. © joël Waxin
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Angoisse
Un vol de noirs corbeaux traverse mon esprit,
Et leurs ailes de jais me plongent dans la nuit.
Frissonnant de terreur, le cœur empli de glace,
Je m’éveille et je pleure, envahi par l’angoisse.
Les murs bleus de la chambre, si gais au clair du jour,
Me semblent tout à coup devenus bien trop lourds.
Ils vont, j’en...
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Angoisse Un vol de noirs corbeaux traverse mon esprit, Et leurs ailes de jais me plongent dans la nuit. Frissonnant de terreur, le cœur empli de glace, Je m’éveille et je pleure, envahi par l’angoisse. Les murs bleus de la chambre, si gais au clair du jour, Me semblent tout à coup devenus bien trop lourds. Ils vont, j’en suis sûr, se refermer sur moi, Devenir une tombe, me faire périr d’effroi. Mon cœur dans ma poitrine bat de plus en plus vite, Tel un oiseau blessé, il tressaille et palpite. Comme broyée par un poing, ma gorge se resserre, Je ne puis respirer, j’étouffe, je manque d’air ! Une serre glacée me fouille les entrailles, J’ai les jambes coupées, voilà que je défaille ! Pas un instant de plus je ne supporterais Cette chambre où pourtant en plein jour je me plais. Je vais me réfugier, comme je fais chaque fois, Au fond du canapé, pour calmer mon émoi. Et je reste prostré, figé, tremblant de peur, Attendant, espérant, les premières lueurs. Joël Waxin
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Des mots…
Des mots qui blessent,
Des mots qui caressent.
Des mots qui tuent,
Des mots émus.
Blessent ton cœur,
Caressent ton corps,
Tuent ton amour,
Emus toujours.
Ton cœur brisé,
Corps apaisé,
Amour à jamais,
Toujours murmurés.
Des mots qui blessent ton cœur brisé,
Des mots qui caressent ton corps apaisé,
Des mots qui...
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Des mots… Des mots qui blessent, Des mots qui caressent. Des mots qui tuent, Des mots émus. Blessent ton cœur, Caressent ton corps, Tuent ton amour, Emus toujours. Ton cœur brisé, Corps apaisé, Amour à jamais, Toujours murmurés. Des mots qui blessent ton cœur brisé, Des mots qui caressent ton corps apaisé, Des mots qui tuent ton amour à jamais, Des mots émus, toujours murmurés. Des mots… Des mots… Des mots… Joël Waxin
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La complainte d’un cadre moyen
La complainte d’un cadre moyen où l’édifiante histoire de Furiosa, poète
maudit qui dût travailler dur pour prouver son génie.
Ecoutez, braves gens, oui, écoutez-moi bien.
Je m’en vais vous conter, sans ne rajouter rien,
La véritable histoire d’un pauv’ cadre moyen,
Innocente victime...
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La complainte d’un cadre moyen La complainte d’un cadre moyen où l’édifiante histoire de Furiosa, poète maudit qui dût travailler dur pour prouver son génie. Ecoutez, braves gens, oui, écoutez-moi bien. Je m’en vais vous conter, sans ne rajouter rien, La véritable histoire d’un pauv’ cadre moyen, Innocente victime d’un monde inique où rien Ne protège l’âme pure des hordes de vauriens. Appelons le Furiosa. Ce nom n’est pas le sien, Mais de honte il mourrait, si on savait combien Il dut travailler d’heures pour nourrir tous les siens. C’était un cadre intègre, c’était un homme de bien. Il travaillait très dur, pour un patron requin, Ne comptait pas ses heures, restait même à la fin D’une dure journée d’labeur, quand ses collègues, enfin, Pouvaient partir à l’heure pour reprendre leur train. Oui, mais son dévouement ne lui rapporta rien. De plus en plus de mal il eût pour le maintien De son pouvoir d’achat. De ces politiciens Et du chef de l’état il n’eût aucun soutien. Il dut b
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Le mari d’Amélie
-Le mari d’Amélie
A mis son lit à l’eau !
-Le mari d’Amélie ?
Son lit à l’eau ?
Que me dites-vous là ?
Fut-il pris de folie ?
Ou bien est-il fada ?
En tout cas Amélie
En est restée baba !
-Mais que t’a-t-il donc pris ?
Pourquoi as-tu fais ça ?
Amélie en furie
De colère hurla.
Le mari fort marri...
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Le mari d’Amélie -Le mari d’Amélie A mis son lit à l’eau ! -Le mari d’Amélie ? Son lit à l’eau ? Que me dites-vous là ? Fut-il pris de folie ? Ou bien est-il fada ? En tout cas Amélie En est restée baba ! -Mais que t’a-t-il donc pris ? Pourquoi as-tu fais ça ? Amélie en furie De colère hurla. Le mari fort marri devint lui tout pâlot. Il prit un air contrit En regardant là-haut, Emit un bredouillis, Puis ôta son calot. -Euhhh…J’ai trouvé ça joli, Un lit qui va sur l’eau… On s’rait partis sur lui, Là où vont les oiseaux… Visiter le Mali, Manille, ou Bornéo… Et puis, tu m’avais dit : -C’est ça, un lit-bateau ! Joël Waxin
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L’eau de ton regard
Dans l’eau de ton regard, je voudrais me baigner,
Et atteindre le fond pour y toucher ton âme.
J’aimerais sur ta bouche, déposer des baisers,
Et le long de ton cou, pouvoir faire des gammes.
Puis mes doigts frémissants d’une impatience extrême,
Caresseraient l’endroit où palpite ton cœur,...
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L’eau de ton regard Dans l’eau de ton regard, je voudrais me baigner, Et atteindre le fond pour y toucher ton âme. J’aimerais sur ta bouche, déposer des baisers, Et le long de ton cou, pouvoir faire des gammes. Puis mes doigts frémissants d’une impatience extrême, Caresseraient l’endroit où palpite ton cœur, Effleurant de la paume ce bouton, pic suprême, Qui s’érige au plus haut d’une douce rondeur. J’éteindrais de mon souffle ta tendre roucoulade, Générée par l’émoi de notre cœur à cœur. Enhardi par ta voix donnant si belle aubade, Je reprendrais ma route avec plus de ferveur. Retrouvant mon chemin sur la soie de ton ventre, J’arriverais plus bas au creux de ton nombril, Là je pourrais calmer mon ardeur si fervente, En allant m’abreuver au bord de ce doux nid. Après avoir fait halte dedans cette oasis, J’irais par ce sentier à peine embroussaillé, Trouver ce mont sacré, ce lieu plein de délices, Qui surplombe, dit-on, une grotte nacrée. Enfin j’arriverais tout au bout de ma quê
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