Restauration des tableaux de la Martinière
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N°40 HIVER 2009VAUXm a g a z i n e
VAUXm a g a z i n e
N o t r e P a t r i m o i n e
Restauration
des tableaux de La Martinièrepar LUC-OLIVIER BASCHET, délégué au Patrimoine
Dans la nouvelle salle de mariage et de conseil de...
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N°40 HIVER 2009VAUXm a g a z i n e
VAUXm a g a z i n e
N o t r e P a t r i m o i n e
Restauration
des tableaux de La Martinièrepar LUC-OLIVIER BASCHET, délégué au Patrimoine
Dans la nouvelle salle de mariage et de conseil de La Martinière, ouverte en septembre 2006,
il restait à restaurer les tableaux placés de part et d’autre de la cheminée.
Depuis mi-novembre, restaurés, nettoyés, les deux “Paysages au bord de l’eau”, de 1,90 m sur 1,20 m,
peints en 1899 par Alphonse Alexis Morlot (1838-1918), élève de Jean-Baptiste Camille Corot,
ornent à nouveau la grande salle “Art nouveau”.
Financée à 70 % par le Conseil général et à 30 % par la Commune, la restauration de ces œuvres a été confiée
à une Vauxoise, Céline Maujaret-Guiné, diplômée de l’Enp-Ifroa, sous la direction de Catherine Cernokrak,
conservateur en chef du Patrimoine aux archives départementales des Yvelines,
que nous remercions pour avoir soutenu le projet .
RANSPORTÉS pour être restaurés
dans l’atelier de madame
Martin, situé au-dessus de la salle de
mariage – aÂnciennement la salle de
billard – les tableaux n’offraient
heureusement pas de trop grandes
meurtrissures, seulement une déchirure de neuf centimètres sur l’un.
Mais
de nombreuses interventions précises
et minutieuses étaient nécessaires, car
cent dix années ont laissé malgré tout
des traces.
Ces mesures de conservation permettront à ces deux paysages
de traverser le temps et pourquoi ne
pas imaginer qu’ils seront les témoins
des jeunes mariés de l’an 2100.
La restauration est un métier et
chaque intervention est un cas
d’espèce obligeant à une
stricte analyse
préalable de
l’œuvre d’art.
Le diagnostic
précis de son
état, qui en
découlera, déterminera la méthode
et l’emploi d’une
technique et des
matériaux adaptés à
l’intervention.
Restaurer, c’est conserver et rendre
lisible.
C’est atténuer les lacunes pour
les faire passer au second plan et
pour rendre l’œuvre agréable à
contempler.
Le restaurateur doit être
humble, se mettre en retrait.
Il ne doit
pas interpréter, mais être objectif.
Il
est nécessaire de comprendre
l’artiste, son époque, sa technique, de
se situer dans son temps.
Sans ces
connaissances, une main non experte
pourrait détériorer définitivement
l’œuvre.
Ce métier, pratiqué par des spécialistes confirmés et diplômés des
écoles agréées, suit des règles
déontologiques définies par la
Charte de Venise en 1964, dont
voici les grands principes :
« La stabilité : les matériaux utilisés par les restaurateurs ne doivent
pas être altérables.
La réversibilité : ces matériaux
doivent pouvoir être éliminés, dans
le futur, sans endommager l’œuvre.
La compatibilité : tous les matériaux
utilisés doivent être non nocifs pour
les matériaux d’origine.
La lisibilité : l’intervention doit rendre
à l’œuvre une cohérence.
Cependant,
les ajouts de la restauration doivent
Les deux “Paysages” de Morlot, restaurés,
dans la salle de Conseil et de mariages.
TT
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