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N°1 octobre
Notre congrès intervient alors que nous assistons à 4 crises majeures, alimentaire, énergétique,
écologique et financière.
Nous sommes à la fin du
cycle de globalisation ouvert il y a 30 ans par Margaret Thatcher et...
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N°1 octobre
Notre congrès intervient alors que nous assistons à 4 crises majeures, alimentaire, énergétique,
écologique et financière.
Nous sommes à la fin du
cycle de globalisation ouvert il y a 30 ans par Margaret Thatcher et Ronald Reagan, qui expliquaient
« l’Etat n’est pas la solution c’est le problème », et
prétendaient pouvoir confier l’avenir du monde au
marché.
C’est ce dogme qui, libérant les échanges
de capitaux, a conduit à la mise sous pression des
salariés par les actionnaires, sommés de réduire le coût du travail pour
maximiser les profits.
C’est ce dogme encore qui a amené à réduire en
continu les marges de manœuvres financières des Etats et leur champ d’intervention en diminuant la dépense publique et en privatisant les services
publics.
C’est ce dogme enfin qui a poussé à l’ouverture des frontières et
des marchés, refusant toute barrière au libre échange.
Tétanisée par cette
pensée unique, paralysée par la chute du mur de Berlin signant la fin d’un
modèle alternatif, la sociale démocratie européenne a été sommée de s’adapter, et a concentré ses efforts sur les garde-fou à apporter à ce capitalisme fou.
Incapable de se trouver des marges de manœuvre, les gouvernements sociaux démocrates ont exhorté la population à sacrifier les acquis sociaux sur l’autel de la mondialisation, et ainsi perdu la confiance des
classes populaires.
C’est ce qui a amené la sociale démocratie européenne
à perdre 14 scrutins sur 16 élections nationales depuis 2007 et le parti socialiste français à échouer à 3 élections présidentielles d’affilée.
Notre congrès doit nous permettre d’ouvrir un nouveau cycle, de retrouver un monde d’avance, et de proposer un nouveau modèle de développement.
Alors que les plus libéraux défendent aujourd’hui l’intervention
de l’Etat pour mieux sauver le système, il nous faut dire haut et fort que
nous refusons la socialisation des pertes et la privatisation des bénéfices.
Se limiter à colmater les brèches pour sauver la position de ceux qui dominent grâce à l’argent public et repartir « comme en 40 » nous conduirait
inévitablement à l’augmentation des inégalités et à une nouvelle crise.
Il
nous faut au contraire porter des mesures fortes permettant de réarmer la
puissance publique, de redonner le primat au politique sur l’économique,
de mettre la production de richesse au service de l’ensemble des citoyens
et non de la spéculation de quelques uns.
Pour cela, notre congrès doit
nous permettre de rénover notre corpus idéologique, et d’incarner une gauche décomplexée renouant avec un socialisme d’espoir et de conquêtes.
C’est cela qui nous permettra de retrouver le sens du progrès.
C’est
cela qui nous permettra de renouer avec les classes populaires.
C’est cela
qui nous ouvrira la porte de la victoire en 2012.
La motion C entend donc rassembler tous ceux qui aspirent au changement au parti socialiste, et être utile en permettant, sur la base de
convergences de fond l’émergence d’une nouvelle majorité.
Qui sommes nous?
La motion C « un monde d’avance » regroupe 7 contributions autour
de la candidature de Benoît Hamon au
poste de 1er
secrétaire, et notamment
Henri Emmanuelli, Marie Noël Lienemann, Gérard Filoche, Jean-Luc Mélenchon, Pierre Larrouturou et Marc
Dolez.
Nous nous sommes rassemblés
car l’heure est grave et les français
attendent un message d’espoir et de
changement à l’issue du congrès du
parti socialiste.
Message d’espoir, car les 4 crises
majeures auxquelles nous sommes
confrontés (énergétique, alimentaire,
écologique et financière) annoncent un
changement de cycle et démontrent
que le capitalisme marche sur la tête.
Il nous faut avoir un monde d’avance,
anticiper le monde de la post globalisation, la France d’après Sarkozy et
retrouver le sens du progrès ; c’est à
la gauche de proposer de nouvelles
régulations pour changer de cap, comme la mise en place d’un pôle financier
public, la mise en place de barrières
au libre échange pour lutter contre le
dumping social ou encore la redistribution du PIB vers le travail plutôt que
vers le capital.
Message de changement car
plutôt que se tourner vers le modèle
sociale démocrate européen aujourd’hui en crise, nous pensons qu’il nous
faut incarner l’alternative.
Sommaire
P1 Edito
P2-P3 Présentation de la Motion C
P4-P5 Dossier sur la crise financière
P6 Actualité Internationale
P7 Actualité Locale
P8 Au cœur du mouvement social
[Less]
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