Notes de formation aux élus, sur la gestion publique de l'eau.
8 pages
Published by
eauidf
Copyright :
All rights reserved
DAD_OBSERVATOIRE DU SERVICE PUBLIC NOTE D’ALERTE
Choix du nouveau mode de gestion du service public de l’eau :
« Abandon du mode de gestion sous sa forme contractuelle actuelle » !1
Dans le cadre d’une Assistance à Maîtrise...
[More]
DAD_OBSERVATOIRE DU SERVICE PUBLIC NOTE D’ALERTE
Choix du nouveau mode de gestion du service public de l’eau :
« Abandon du mode de gestion sous sa forme contractuelle actuelle » !1
Dans le cadre d’une Assistance à Maîtrise d’Ouvrage pour la procédure de choix du nouveau mode de gestion
du service public de l’eau, le SEDIF a fait appel au groupement Pöyry - Finance Consult - Cabinet Cabanes.
Ceux-ci ont présenté leur « rapport de présentation des scénarios pour l’analyse multicritère » le 16 juillet 2008.
Ce rapport a servi à deux sessions de formations pour les élus du SEDIF les 5 et 16 septembre.
Cette note résulte de sa lecture et de son analyse critique.
Les résultats de l’audit confirment grandement et précisément les présomptions qui font
problèmes sinon l’actualité depuis quelque temps.
Raisons à l’appui, le groupe d’expert ne peut
que préconiser « l’abandon du mode de gestion sous sa forme contractuelle actuelle » !
I- LES CONSTATS
A) D’emblée, des rappels utiles sont formulés
- Le service étant un EPIC , « l’équilibre de son financement repose nécessairement
exclusivement sur les usagers de l’eau, sans portage par les budgets généraux des
collectivités membres ».
- Le dispositif contractuel repose sur une convention de DSP qualifiée de « régie
intéressée » conclue entre le SEDIF et Veolia Eau (ex Compagnie générale des Eaux)
d’une durée de 48 ans et 8 mois à son échéance du 31 décembre 2010!
- Depuis son origine (1962) 24 avenants ont apporté de nombreuses modifications.
- Le rapport indique que « les contours théoriques de la notion de régie intéressée
demeurent relativement flous et incertains aux plans juridiques »2
.
Pour autant, il conclut à la sophistication de la convention du SEDIF qui
« s’éloigne sur de nombreux points » de la définition de ce mode de gestion.
- La compétence du SEDIF s’étend à l’ensemble des missions constitutives du service
public de production et de distribution d’eau potable listées par l’article L2224-7 du
code général des collectivités territoriales ».
Or, la quasi totalité en est très largement déléguée au régisseur.
Ce cumul amène
à une confusion des rôles sur plusieurs registres.
- Si des points forts et indiscutables sont relevés3
, au point de parler de « satisfecit pour
les aspects techniques et organisationnels », des améliorations sont pourtant estimées
« indispensables », en premier lieu « le prix du m3
et le coût des travaux ».
L’analyse des prix avec des agglomérations européennes comparables est
malaisée tant « ils résultent d’un ensemble complexe et important de facteurs et
de configurations très variables » … pour qu’ils « ne puissent servir de
comparaison pour justifier un prix élevé en France.
.
.
en tout état de cause »4
.
B) Des sources d’économies repérées
Les révisions quinquennales ne permettent pas « d’obtenir le niveau de prix atteignable par
mise en concurrence régulière dans le cadre d’appels d’offres »5
pour l’entretien et la
maintenance.
.
1
Titre I-3-2 p 29
2
I-1-4
3
encadré page 10
4
p 11
5
p 16
1
[Less]
Insert a miniCalaméo on your website or your blog
Tags
analyse,
cadre,
choix,
convention,
déléguée,
forme,
gestion,
intéressée,
mode,
point,
prix,
public,
rapport,
régie,
régisseur,
sedif,
service
Sites linking to this publication (6)