La fouettée de Dieren
La frappée-cou-d’pied du Président
La parfaite d’Yvo l’enroulée de Pintou
Avant-propos
“La différence entre un
atelier Slam et un atelier
poésie, c’est que si tu dis
que c’est du Slam, t’as 10
fois plus de gens”
Dans mon école, le vendredi aprèsmidi est traditionnellement consacré aux ateliers 4ème
– 5ème
– 6ème
.
Nous avons la possibilité d’amener
l’enfant à se construire quelque
chose, à ne pas repartir les mains
vides.
Amateur de musiques diverses, j’ai lancé un atelier Slam.
Ce
prétexte à l’écriture est avant tout
la possibilité offerte aux enfants de
se dire, de dire leur vie, de dire
leurs soucis et de dire leurs joies.
Ils racontent leur quartier, rêvent
d’amour, critiquent ou admirent.
Cet atelier a remporté le Prix de
l Innovation Pédagogique 2008.
Méthodologie
Le cadre des ateliers est très strict,
4 x 2 périodes, une vingtaine
d’enfants.
Il ne faut pas traîner car
ils ont besoin de s’imprégner, se
mettre en groupe, trouver un
thème, exprimer leurs idées,
regrouper celles des autres, choisir
leurs mots, s’approprier le rimoir,
poser les rimes, créer les phrases,
consolider le texte, le partager,
slamer et se poser sur la musique.
Enfin, on diffusera grâce au
podcast.
Au bout de ces 8 périodes,
l’atelier s’achève et attend d’autres
volontaires.
.
.
Le bain d’écoute Confortablement installés, nous passons
du rap, du slam, du hip hop.
Je leur
raconte l’histoire de ces musiques,
illustrée en chanson.
On présente
les thèmes abordés, du
militantisme au rap bling bling et
ses valeurs douteuses.
Ensemble
nous prenons conscience que
l’artiste écrit pour exprimer une
idée ou un sentiment.
Nous
percevons l’aspect choc des
phrases.
Une étape obligatoire
pour être dans l’ambiance.
Elle
permettra à l’enfant, tout comme
les artistes qu’il vient d’écouter,
d orienter son écrit.
« Pourquoi estce écrit ? Pour qui ? Dans quel but
et dans quel contexte ? Et moi,
qu’est-ce que j’ai envie de dire ? »
Le thème Les enfants se
regroupent par quatre.
Ils prennent
leur temps pour trouver un sujet à
coucher sur papier qui plaît à tous.
Je peux rediriger les thèmes s ils
restent trop vagues, mais il ne faut
pas oublier que l’objectif premier
de cet atelier est de se connaître et
avoir confiance en soi pour
reconnaître et exprimer ses goûts
et ses émotions.
Trouver les idées à
exprimer Nous abordons ici
la recherche et l’invention d’idées.
Chaque groupe reçoit sur feuille,
une étoile, au centre de laquelle les
enfants inscrivent leur thème.
En
suivant la consigne, ils doivent y
noter tous les mots qui leur traversent l’esprit en pensant au sujet.
Rassembler ses idées
Ces mots, les enfants vont devoir
les organiser.
Sur une deuxième
feuille, il faut lister ces embryons
d’idées.
On va mettre ensemble ce
qui va ensemble, ceux qui
expriment un sentiment commun.
Ce sont des tiroirs dans lesquels
ils placeront leurs mots ou les
couplets du morceau.
Le rimoir Le rimoir est un
dictionnaire de rimes adapté aux
enfants de 10 à 12 ans.
Sur une
troisième feuille, les enfants vont
rechercher les rimes.
Une colonne
pour les idées des couplets, une
autre pour les mots.
Rapidement,
on apprend à utiliser le rimoir,
cahier classant les mots par
sonorité finale.
Créer le texte
Les enfants ont leurs rimes, les
mots sont organisés en couplets, il
ne reste plus qu’à créer les
phrases.
Sur une feuille, ils
écrivent le dernier mot de chaque
ligne, les rimes.
Le vocabulaire
leur est propre, le slam prend
forme.
Ils sont à la recherche du
slogan.
"Aucune langue naturelle
ne peut exister sans une
dimension artistique, car, sans
cette structure artistique, il nous
est impossible de communiquer
et, par conséquent, de nous
comprendre nous-mêmes.
" Après
ce moment si agréable de création,
les enfants veilleront à une
progression claire de
l’information.
Ils remettent le
texte en ordre.
Ils ajoutent
quelques adverbes ou quelques
sons pour obtenir des phrases de 8
ou 12 syllabes, plus musicales.
Le
texte est terminé et rendu pour une
correction finale.
Enregistrer le slam
Généralement, je choisis deux
morceaux, du jazz ou de la
musique électronique.
Les enfants
se partagent le texte.
Qui dit
quoi ? Ils répètent en tentant de
trouver le rythme sur les
morceaux et l’on choisit le plus
approprié.
L’enregistrement se
fait sur un ordinateur portable, un
micro et le programme « Garage
Band ».
Rien de très compliqué.
Diffuser le slam
Une dimension non négligeable
de cette activité est le travail des
compétences relatives à
l’éducation aux médias et
multimédia.
Nos élèves, slameurs
ou pas, peuvent se rendre sur le
podcast à l’école.
Ainsi, l’école
est bien un lieu utilisant les
technologies nouvelles.
L’idée
même de réaliser un slam
accessible via un site lié à l’école,
motive l’élève à développer des
aptitudes à la collaboration, la
créativité et l’autonomie.
Ils
s’expriment à travers le podcast,
ils communiquent vers leur
famille et leurs amis, enfin ils
critiquent tout en étant fiers du
résultat.
Développement de la
personne
Si l’atelier slam amène surtout
l’enfant à se dire et à verbaliser
ses besoins, ses désirs et ses
potentialités.
Il l’incite à découvrir l’intérêt de s’ouvrir à
l’autre pour partager un projet
commun.
Écrire et décorer l’écrit
de musique donne confiance en
soi car les enf-ants créent du beau
et le partage
La liberté
La première fois que
j’ai voulu voler dans le
ciel
J’ai cherché après une
échelle
J’aurais voulu être un
oiseau
Pour voltiger comme
un moineau
Aller toucher le soleil
Car c’est une
merveille
J’aurais aimé partir en
voyages
Et voir de beaux
paysages
Je suis parti au bout du
monde
Je l’ai découvert, la
terre est ronde
Pourquoi faire l’allerretour
L’important c’est le
parcours
Libre, j’irais au
cinéma
Voir des stars de làbas
Pourtant, j’ai voulu
partir
Mes parents
m’interdisent de sortir
C’est comme si j’avais
des menottes
Coincé derrière la
porte
Je décidais de sauter
au-dessus des barreaux
Même si c’était très
haut
Être en prison
C’est la pire des
punitions
(Mohamed - Amine Samir – Logan)
Leprojetdumois:L’atelierSlamPierreGérard,InstitutNotreDameduRosaireàBressoux
Pour écouter les slameurs,
visitez notre podcast:
http://web.
me.
com/slam.
rosaire
Edito
Belgique 2 – Bosnie 4.
Aïe Aïe Aïe, le
printemps commence à peine et 2009
s’annonce comme un long hiver… Et un
rude ! Vous imaginez si tout dérape !?
Bosnie 7 – Belgique 1, but de Proto en
demi-volée.
Vandereycken est maintenu :
on prépare Belgique/Pays-Bas 2018 et
c’est lui qui connaît le mieux l’équipe,
Boloni part entraîner Bruges, Mouscron
est racheté par un Cheick Bosniaque,
Liège est relégué, Chelsea gagne la Ligue
des Champions aux pénos contre
Manchester United, Giggs rate le tir au but
décisif, le Real coiffe le Barça au poteau,
Sylvain Chavanel gagne Liège-BastogneLiège, Llodra affronte Santoro en finale à
Roland Garros, Jean-Michel Saive perd en
finale du Championnat de Belgique,
Duval refait de la WRC, Lyon est
champion pour la 23e
fois consécutive, le
Prince Philippe meurt et Defour est
transféré à Rennes : « ils m’ont proposé
un vrai projet (…), ils veulent sortir du
subtop et s’installer durablement sur le
podium (…) tout va plus vite ici (…) les
infrastructures sont incomparables (…)
j’apprends la gagne à chaque match
(…) ».
L’année pourrie.
D’un bout à l’autre, de
quoi pleurer.
Surtout pour Philippe, c’est
vrai mais tout de même.
Alors imaginons
que tout réussisse : Bosnie 0 – Belgique 1,
but de Sonck sur frappe repoussée de
Dembélé.
Vandereycken est maintenu : on
va en Espagne pour gagner, on joue le
contre en 8-1-1, Mirallas devant, Legear
seul au milieu, on gagne aussi.
En barrage
on bat l’Autriche.
On tombe dans le
groupe du Rwanda, de l’Irlande du Nord
et de l’Iran.
Vandereycken est viré, Gerets
fait la pige pour 6 mois, le temps d’aller
en demi.
Mouscron est racheté par Elio Di
Rupo , Liège a un stade fixe, le Barça fait
le triplé, dont un 4-0 en finale contre
Manchester, 2 petits ponts de Messi sur
Cronaldo, Vandenbroucke gagne et refait
vibrer toute la Belgique en haut de la côté
d’Ans, Federer gagne Roland-G, JeanMichel Saive participe à son 37e
top 12
mais perd en 1/4, Duval finit un rallye,
Toulouse est champion, Mathilde continue
d’accoucher et Defour est transféré à
Villareal : « ils m’ont proposé un vrai
projet (…), ils veulent (…), la gagne
(…) »
Alors si cette année ne tient qu’à ça, je
suis prêt à encourager Vandereycken une
dernière fois, même en flamand ! Ga
België, ga !!!
Hein les petits Belges, on y croit, de la
solidité défensive (on change les backs),
une animation des flancs (avec des
milieux de terrain si possible) et de
l’efficacité offensive (ça tombe bien De
Camargo est blessé) et c’est parti.
Les ptits belges, les ptits belges, les ptits
belges en Africa !
Et tout le reste suivra !
Billet d’humeur
Quelques certitudes et autres
platitudes sur l’affaire du
« tupperware rouge »
Lorsqu’il y a un ensemble d’émetteurs
s’adressant à divers récepteurs lors d’une
communication, la compréhension du
message comporte des risques et est
moins bonne
la communication de groupe part de plus
d’un émetteur s’adressant à une
catégorie d’individus bien définis, par un
message ciblé sur leur compréhension et
leur culture propre.
Chaque personne est constituée de
valeurs sociales qui sont subjectives et
qui lui sont propres.
Rien ne remplace une discussion face à
face.
L’humour est diversement apprécié d’un
individu à l’autre ( cf.
le dernier but pris
par ralfy contre Palermo).
Rien n’a été volé…
Ce sujet a permis de battre le record du
nombre d’utilisateurs en ligne sur le
forum (8).
Le scandale attire les foules.
Il existe une rancœur tenace de la part
de Will envers les jésuites.
Fred aurait dû se trouver sur le terrain
pour ce match (contre les froggers).
Une nouvelle émission de téléréalité est
en préparation, « le vestiaire », produit
par Defourny spectacle et co-présenté
par Charly et Georges Grun.
Le secrétaire de l’année prochaine ne
sera pas jésuite….
Je suis attristé par le départ de notre
secretaire….
Ralfy s’en fout royalement de cette
histoire
Cheval aussi d’ailleurs…c’est peut-être la
meilleure solution
Prochainement dans « faites entrer
l’accusé » sur France2, l’affaire du
« tupperware rouge », l’histoire d’un vol
qui n’a jamais eu lieu.
Cette histoire a permis l’organisation
d’une AG, ce qui vous l’avouerez est
assez rare pour être remarqué.
AG, où le Captain est venu seul affronter
une horde d’anti-jésuites primates.
On
peut effectivement l’appeler « captain
courage » car personnellement, je
n’aurai jamais été à une réunion avec
pour contradicteurs une meute de
jésuites assoiffée de vérité.
Fred et le captain n’apprécient pas la
série « la petite maison dans la prairie ».
finalement c peut-être ce que je trouve
le plus étrange dans cette histoire.
J’espère que chaque protagoniste a lâché
ce qu’il avait sur le cœur et que le sujet
est clos…
La chronique malgache 2
En direct de Tuléar, le 23 mars 2009
Tuléar, deuxième épisode.
Dans le premier numéro, le décor a été posé.
Je voudrais maintenant m’attarder sur un point essentiel du
cadre de l’intrigue : le championnat de football de Madagascar.
En effet, la taille du pays, sa situation économique et son mauvais réseau routier
rendent le championnat bien différent de ce que l’on connaît en Belgique.
Alors, je me lance dans une tentative d’explication au risque de vous
perdre dans les méandres de la Fédération Malgache de Football…
L’île de Madagascar est divisée administrativement en 22 régions.
Peu importe le nom de ces 22 entités, retenez simplement que
Tuléar est la capitale de la région du sud-ouest et que celle-ci est très vaste.
Tout comme l’administration politique du pays, la Fédération
Malgache de Football est divisée dans sa gestion en autant de ligues qu’il n’y a de régions dans le pays.
A chaque région sa ligue de football en
somme.
Chaque année, il n’y a donc pas un grand championnat national mais plusieurs championnats régionaux.
Le vainqueur de chaque région
bascule ensuite dans une première poule interrégionale avant d’affronter, en cas de victoire, les meilleurs du pays dans un championnat à six
équipes se déroulant dans le stade municipal Mahamasina à Antananarivo, la capitale.
Vous l’avez compris, il est impossible d’envisager chaque
année sur l’ile Rouge un duel aller-retour entre le Standard de Tuléar et le Sporting d’Antananarivo, ou même entre l’Excelsior de Fianarantsoa
et le Germinal de Morondave.
Trop cher, trop loin.
Par route, il faudrait envisager un déplacement de trois jours depuis Tuléar pour affronter un
club de la baie de Diégo Suarez, au nord du pays.
Trois jours aller, trois jours retour plus le jour du match, cela nous ferait déjà manquer le
match de la semaine d’après…
Concentrons-nous maintenant sur la région et la ligue de football du sud-ouest.
Cette ligue est divisée géographiquement en multiple
sections qui sont supposées organiser les rencontres du championnat ayant lieu sur leur zone d’attribution.
Notez aussi que lors de la trêve, elles
organisent des tournois amicaux entre les équipes dont elles sont responsables.
Mais restons focalisés sur le championnat, ça sera déjà pas mal !
Chaque année, il y a donc un championnat régional du sud-ouest qui est sensé élire la meilleure équipe de la région pour l’envoyer rencontrer les
meilleurs des autres régions.
En Belgique, on s’attendrait donc à un championnat classique ou chaque opposant rencontrerait deux fois toutes les
équipes de leur championnat : une fois à domicile et l’autre à l’extérieur.
La région étant très vaste, on s’attendrait même à ce qu’il y ait plusieurs
divisions, vu le nombre de villes et villages recensés dans la zone.
Malheureusement, les routes étant cruellement mauvaises en brousse, les équipes
n’ayant aucun revenu et des terrains souvent en très mauvais état, la réalité est tout autre…et très changeante d’année en année d’ailleurs !
Vu que cela change chaque année, je vais parler de l’expérience vécue lors du dernier championnat régional, s’étant déroulé de mai à
aout 2008.
Il y avait 12 équipes en lice, regroupées dans ce que l’on appelle la division 1 du sud-ouest malgré l’absence de division 2… De ces 12
équipes, 10 étaient des équipes tuléaroises, comme l’AS Besakoa, tandis que deux venaient de la brousse (Ampanihy et Morombé), loin, très loin de
Tuléar (comptez une vingtaine d’heures en taxi-brousse).
Chaque équipe affrontait une fois chaque adversaire et ce dans le stade municipal de
Tuléar, seul terrain homologué FIFA de la région.
Petit aménagement par rapport aux années précédentes, quelques rencontres ont été organisées
sur les terrains d’Ampanihy et de Morombé.
Ces dernières ont d’ailleurs été le lieu de toutes les corruptions possibles et imaginables.
Les
déplacements étant longs, les quelques arbitres ayant fait le déplacement ont eu tout le temps sur place de négocier la victoire des équipes locales
au prix de quelques pintades, chèvres et autres bière
[Less]