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L'équipe du 03/11/2008

Format : Newspapers
Category : Sports
Language : French
27 pages
Pub. on Nov. 3rd 2008
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Noir Jaune Bleu Rouge 26 Noir Jaune Bleu Rouge NoirJaune BleuRouge NoirJaune BleuRouge Lewis HA FORMULE 1 CHAMPION DU MONDE 1964 sur Ferrari 1 titre mondial SURTEESJohn 111 GP entre 1960 et 1972 6 victoires L’Équipe 1958 sur Ferrari 1 titre mondial AWTHORNMike HA 45 GP entre 1952 et 1958 3 victoires L’Équipe 1962 sur BRM, 1968 sur Lotus 2 titres mondiaux aham HILLGra 176 GP entre 1958 et 1975 14 victoires L’Équipe 1976 sur McLaren 1 titre mondial mes HUNTJam 92 GP entre 1973 et 1979 10 victoires L’Équipe 1992 sur Williams-Renault 1 titre mondial MANSELLNigel 187 GP entre 1980 et 1995 31 victoires Boutroux/L’Équipe 1996 sur Williams-Renault 1 titre mondial mon HILLDam 115 GP entre 1992 et 1999 22 victoires Fablet/L’Équipe Les champions du monde par «nationalité» Brésil3 (8) Angleterre (Hawthorn, G. Hill, Surtees, Hunt, Mansell, D. Hill, Hamilton) (Fittipaldi, Piquet, Senna) (Rosberg, Häkkinen, Räikkönen) 7 pilotes (8 titres) Depuis la création du Championnat du monde en 1950, quatorze pays ont vu un de leurs représentants remporter un ou plusieurs titres mondiaux. Inventaire : Le 7e champion du monde anglais Finlande3 (4) Australie2 (4) Autriche2 (3) États-Unis2 (2) Italie2 (3) Afrique du Sud1 (1) Allemagne1 (7) Argentine1 (5) Canada1 (1) Espagne1 (2) FRANCE1 (4) Nouvelle-Zélande1 (1) (Brabham, Jones) (Rindt, Lauda) (P. Hill, Andretti) (Farina, Ascari) (Scheckter) (Schumacher) (Fangio) (J. Villeneuve) (Alonso) (Prost) (Hulme) Écosse2 (5) (Clark, Stewart) Lorsqu’il débuta en F 1 en 1952, Mike Hawthorn avait vingt-trois ans, presque aussi jeune que Hamilton (22 ans). Comme lui encore, il effectua desdébutsfracassants,quiluivalurent d’êtreimmédiatementrepéréparEnzo Ferrari. Mais il dut attendre sa septième saison pour devenir champion, sur Ferrari bien sûr, alliant, en 1958, une belle régularité à un brio certain. D’une rare élégance, il se rua aussi, à l’arrivée du GP de France 1953 qu’il venait de gagner, vers Juan Manuel Fangio : Hawthorn voulait s’excuser auprès du « Maestro » pour avoir, du bout du capot de sa Ferrari, percuté l’arrièredelaMaserati,expliquantque si sa manœuvre de dépassement était hardie elle n’avait rien d’intentionnelle. « Big John » était non seulement d’unemalchanceinsigne,maisavait, de surcroît, le don pour ne pas évoluer dans la bonne écurie, la bonne année… Sauf en 1964 bien sûr, chez Ferrari. C’était juste avant de se brouiller avec le Commendatore ! Sa particularité fut d’être champion du monde moto avant de le devenir sur quatre roues, unparcours unique dans l’histoire des Grands Prix. Il a poursuivi sa carrière en F 1 en construisant ses propres châssis, sans beaucoup de succès. Peut-on imaginer plus dissemblables que James Hunt et Lewis Hamilton ? Le champion du monde 1976 restera à jamais l’emblème de la Formule 1 flamboyante et romantique des années 1970. Sa vie dissolue, sa générosité en piste comme hors de celle-ci en firent le parangon de cette période de tous les excès, d’exploits, de morts violentes, de sexe, de substances illicites. . . Pilote durichissime lord Hesketh, c’est toutefois dans la professionnelle équipe McLaren qu’il parvint en sommet, triomphant d’un Niki Lauda convalescent après que l’Autrichien eut failli mourir durant l’été 1976 sur le circuit du Nürburgring. D’une vaillance parfois outrancière et d’un caractère bien trempé, l’inoxydable Nigel Mansell, évoluait sur une autre planète, la sienne, bien loin de toute chicanerie comme du moindre machiavélisme. « Mansell c’est Mansell, avait coutume de dire Eddie Irvine. Nous, nous ne sommes que de simples mortels ! » Pilote émérite mais souvent malchanceux – ou brouillon… – au volant de Lotus,FerrariouWilliams,c’estàson second passage dans cette écurie, alors motorisée par Renault, qu’il obtient la consécration, en 1992. Sa domination lui vaudra d’être titré dèsleGrandPrixdeHongrie,enplein été. Comme son père Graham, Damon Hill arriva à la F 1 sur le tard mais il ouvrit réellement la voie à ces enfants de champions automobiles qui roulèrent sur les traces de leur paternel. Damonconnut unecarrière erratique dans les disciplines inférieures et ce pilote d’essai WilliamsRenault ne dut sa titularisation dans l’écurie qu’au départ de Mansell. Il hérita du coup d’une excellente monoplace mais sut en faire bon usage pour batailler contre Michael Schumacher avant de battre son équipier – et débutant – Jacques Villeneuve pour le titre mondial en 1996. Le septième joyau de la couronne Avant Lewis Hamilton, six pilotes anglais ont été titrés depuis 1950. Voilà douze ans qu’un Anglais n’avait plus été champion du monde dans une discipline que les citoyens de la reine ont pourtant placée sous coupe réglée. C’est ainsi : la Formule 1 est majoritairement anglaise, alors le sacre du jeunehommeestvécu,outreManche, comme un juste retour des choses. Si l’on exclut les talentueux Jim Clark et Jackie Stewart, Britanniques d’accord mais beaucoup trop écossais pour être anglais, Lewis Hamilton est le septième champion du monde natif de la plus fière desnationsduRoyaume-Uni, rejoignantdes hommes aussi étonnants et aux tempéraments autant disparates que Hunt, Mansell, Surtees, les Hillpèreetfilsetlepremierde tous, Hawthorn. Profession championLewis Hamilton est pétri de talent. En deux ans il a conquis son premier titre, mais pas encore le cœur de tout le monde. ÉVIDEMMENT, il est éblouissant. Évidemment, son talent devait le conduire un jour au titre de champion du monde. C’était inscrit dans la logique de son parcours, impeccablement rectiligne. Lewis Hamilton avait même failli réussir l’an dernier, au terme de sa toute première saison de F 1. Du doigt, il avait effleuré son rêve, frôlé l’exploit, mais n’avait pas décroché la couronne. Sa réaction d’alors – « ce n’est pas grave, j’y arriverai l’année prochaine », avait-il dit – avait heurté plusieurs grands anciens, dont Niki Lauda. Le triple champion du monde autrichien avait décrété : « Son assurance m’étonne. Ildevrait êtredésolé d’avoir laissé filer une occasion pareille. Personne, pasmêmelemeilleur, ne peut affirmer qu’une deuxième chance se présentera. » Et pourtant, le Championnat 2008 aura donné raison à Lewis Hamilton. Il est venu pour marquer l’histoire dela F 1 – pas moins –, il s’y prépare depuis fort longtemps, et se sait programmé pour la réussite. . . son proche entourage n’ayant d’autre but que celui-là. À défaut de s’être trouvé s a c r é d è s l’année de ses débuts en Grand Prix, le voici, au terme de son deuxième exercice, décoré d’un galon qu’il dérobe à son adversaire Fernando Alonso : celui de « plus jeune champion du monde ». En 2007, déjà, sa fulgurante ascension avaitpris de court sa propre écurie, McLaren-Mercedes, et jusqu’à Ron Dennis, son patron, l’homme qui depuis plus de dix ans le couvait, le chérissait et le modelait dans le but d’en faire un pilote d’exception autant qu’un vecteur d’image plus que parfait. Rapidement débordé par l’ambition gloutonne et la maturité politique du jeune homme, Dennis s’était fait dévorer tout cru. Au bout de quelque temps, le maître à bord du navire McLaren, ce n’était plus lui, mais l’impétrant, son protégé, flanqué d’un père doué pour l’intrigue. En moins de six mois, Lewis Hamilton avait pris possession dela Formule 1. Il en avait fait son territoire et ne se privait pas de le faire sentir. À tous : aux autres coureurs, à ses rivaux, à son équipe, aux médias dont il avait sumettre une partie à sa botte. La F 1 était à lui, parce qu’il l’avait conquise, avec la fougue de ses vingt-deux ans et la rouerie d’un vieux briscard. Avec intelligence et talent. Mais aussi avec un goût prononcé pour la célébrité et ce besoin évident de gagner à n’importe quel prix,fût-ceaumépristotaldel’adversaire. Comme il y a souvent une morale dans le sport, la méthode Hamilton, pas toujours élégante, n’avait donc pas payé du premier coup. EtleroiLewis,auGrand Prixdu Brésil, avait tout perdu face à l’inimitable Kimi Räikkönen, son parfait contraire. Hormis le talent naturel qu’ils ont en commun, tout les oppose, ainsi la conclusion de la saison prenait-elle une saveur inattendue. . . À l’époque, Bernie Ecclestone, le grand ordonnateur de la F 1, avait modérément goûté cette « plaisanterie ». Pour la prospérité de son business, il voulait voir Hamilton champion du monde et ne s’en cachait pas. En coulisse, il disait : « Il est jeune, il est noir, il est doué, c’est exactement ce qu’il nous faut. » Aux médias, il déclarait de façon plus modulée : « Avec Schumacher, la F 1 avait un héros, elle l’a perdu. Avec Lewis, elle vient d’en trouver un autre. Il est formidable. Nous avions besoin d’un garçon comme lui. » Peu avant le Grand Prix de Chine 2007, Bernie s’était laissé aller à cet aveu : « Ma seule crainte est qu’il ne soit pas sacré cette année. » Alonso et Räikkönen pouvaient bien accomplir en piste toutes les prouesses imaginables, Ecclestone n’en avait cure. Ces deux-là n’ont jamais trouvé grâce à ses yeux. Le premier est bien trop rebelle pour lui plaire. Lesecond,troptaiseux. Aucun ne se coule dans le moule du pilote moderne, tel qu’il le conçoit, autrementdit:unproduitglobal. LesAlonso, Räikkönen ou Massa ont, selon ses critères, des profils « à l’ancienne », de ceux qui peuvent aisément combler les purs amateurs de sport automobile. . . mais qui ne sauraient satisfaire à coup sûr le vaste et précieux contingent des investisseurs. Ni ne peuvent nourrir complaisamment les pages people des gazettes. Lewis Hamilton, lui, a tout. Tout pour charmer les promoteurs de la F 1 actuelle. En plus de son art consommé du pilotageetd’un appétit aigu pour la victoire – o n n ’ e n attendpasmoinsd’unchampion–,le jeune Anglais a ceci qui plaît tant : le goût et le souci des apparences, l’aptitude – voire le plaisir – à se conformer. Lui sont-ils naturels ? Lui ont-ils été dictés par ce père exigeant, omniprésent et omnipotent ? Enseignés par Ron Dennis, le protecteur, le mentor depuis douze ans ? Lewis, rappelons-le, s’était de luimême invité dans le giron de McLaren. Il filait alors sur ses onze ans. Championd’Angleterre cadet enkarting, il allait recevoir son trophée lors de la célèbre soirée des « Autosport Awards », que Ron Dennis honorait de sa présence. Le gamin – peut-être encouragé par son papa – s’était avancé vers le patron de McLaren et luiavaitdittoutdego,aveccesourire qui déjà le caractérisait : « Quand je serai grand, je voudrais piloter pour vous. » Ron Dennis, subjugué dit-on, par le ravissant culot de l’enfant, s’était alors promis de suivre ses performances etses progrès sur les circuits. L’ayant rapidement jugé prometteur, il l’avait bientôt pris sous son aile, s’engageant à lui faire gravir tous les échelons de la compétition automobile jusqu’à la F 1, s’il s’en montrait digne. Enclair:« Tugagnesdansune discipline, et tu grimpes vers la suivante. Nous finançons. » Le pari a coûté très cher à McLaren. Mais l’investissement, aujourd’hui, rapporte. Et l’on comprend mieux, sous cet éclairage, l’empressement mis l’an dernieràlefairefructifierauplusvite. L’on saisit mieux ce zèle déployé par le père naturel, Anthony, à faire de son fils une star intégrale capable d’écraser à elle seule l’ensemble du paddock. Et cet émerveillement du père spirituel, Ron Dennis, devant l’éclosion spontanée du « phénomène ». Quel que soit le talent de Lewis – il est grand, c’est indéniable, et l’aurait de toute manière conduit au plus haut niveau –, force est de constater qu’il aura bénéficié, durant des années entières, de la protection rapprochée d’Anthony et de Ron poursedévelopper. D’unsoindetous les instants. D’une aide puissante, et d’un recours, le cas échéant, à des passe-droits. Ainsi, ce titre européen de karting conquis en 2000, en dehors des règles de sécurité : Lewis s’alignait avec une main dans le plâtre – qu’il prenait soin de dissimuler. Découvrant la supercherie, les commissaires sportifs lui avaient alorsinterdit depoursuivrelacompétition, mais Ron Dennis s’était interposé. Le lendemain, jour de finale, Lewis Hamilton décrochait in extremisledroit dereprendre la piste. Et le titre, dans la foulée. Certains de ses adversairesde l’époque,eux aussi en F 1 aujourd’hui, n’ont pas oublié l’épisode. Élevédanscetesprit,quin’était peutêtre pas le sien au fond – accordonslui le bénéfice du doute –, quelle autre personnalité aurait-il pu se forger au fil des années ? Quelle autre nature que celle qu’on lui connaît à présent, fondée sur une assurance légitime, mais aussi sur ce besoin de tout écraser sur son passage, au prix – trop souv e n t – d e ma nœuvres déloyales en piste, envers quiconque vient à contrarier ses objectifs ? Les exemples abondent, et la liste de ses victimes s’est allongée cette année encore. . . à cette différence près : les « coups tordus » de Hamilton ne restent plus impunis. Autant le collège des commissaires sportifs, placé en 2007 sous la permanence zélée de Tony ScottAndrews, opérait avec un impudent parti pris, autant la reprise en main par Alan Donnelly en 2008 vaut-elle aujourd’hui un retour à l’équité sportive en Grand Prix. Le titre de Lewis Hamilton n’en prend que plus de relief : si le pilote anglais n’a pas v a i n c u s e s démons, ceux-ci lui ont parfois coûté cher. Et malgré cela, le voici champion du monde. Envers et contre tout ! Entre-temps, il est vrai que les choses ont changé quelque peu, ont évolué. D’abord, s’il commet encore des péchés d’orgueil, Lewis a mûri. Dans sa tête, et dans son pilotage. Ses actions les plus éblouissantes en piste, c’est en 2008 qu’il les a véritablement accomplies. Entre autres, cette séance de qualification grandiose au Grand Prix du Canada, où, avecgénie,ilsejouadespiègesd’une piste au revêtement délité. Et cette course haletante à Silverstone, sous la pluie, conduite avec tout ce qui caractérise les grands de la F 1 : maîtrise, autorité, brio. Ou encore cette remontée magnifique à Monza, sous la pluie toujours, après une médiocre qualification – très circonstancielle – la veille. Jusque dans cette manœuvre contestable à Spa – où il rendit la place sans perdre tout à fait l’avantage gagné dans la chicane coupée –, il se montra impérial : pour réussir ce coup-là, certes sanctionnable et sanctionné, il fallait la vista, l’intelligence, l’anticipation, le calcul, le contrôle absolu. L’autre changement perceptible, cette saison, tient à la relative discrétion du père. Sans doute l’y a-t-on aimablement incité. L’omniprésent et omnipotent papa manager, celui qui ne lâchait pas Lewis d’une semelle, tendait l’oreille lorsque son diamant de fils conversait avec ses ingénieurs, s’activait en lobbyiste au sein de l’écurie, auprès des médias – et au besoin, auprès des commissaires sportifs –, cet artiste du stratagème, capable, dit-on, d’orchestrer avec une agence de paparazzi londonienne des « scoops » avantageux pour son rejeton, a, semble-t-il, pris quelque distance cette année. Même au temps des débuts de Lewis en monoplace, rapportent des témoins del’époque,papane rechignaitpasà la manigance. L’an passé, à force d’apparaître soumise aux diktats du clan Hamilton, l’équipe McLaren finissait par y perdre de son éclat, de sa puissance, de son autorité. En permettant à Lewis de publier son autobiographie – ce qu’aucun pilote n’avait jamais eu le droit de faire dans cette équipe –, l’écurie avait publiquement cédé et fait entorse à ses principes, sous la pression d’Anthony. Lewis était si mal payé au regard de son talent, avait plaidé le père, qu’il pouvait difficilement refuser les deux millions d’euros avancés par l’éditeur. . . McLaren avait plié, une fois de trop peut-être. Pourune bioauxalluresde conte de fées, nourrie de confidences tièdes et sans surprise, ainsi que le jeune homme aime à les distiller. Le livre s’est mal vendu. Il est aujourd’hui bradé. Si McLaren avait tenu bon et mis à l’épreuve ne fût-ce qu’un an la patience du jeune pilote et de son géniteur, l’autobiographie 2008 serait certainement plus riche. Et, agrémentée d’un bandeau « championdu monde », probablement plus vendeuse. . . ANNE GIUNTINI RYE HOUSE (Grande-Bretagne), 10 JANVIER 1993. – Huit ans et déjà un volant entre les mains pour le gamin. Le casque jaune n’a pas encore fait son apparition : le papa le demandera plus tard pour vite repérer son fiston dans la meute. (Photo DPPI) MONACO, 25 MAI 2006. – En Principauté, Lewis joue au petit prince : en F 3 Euro Series, en GP 2 (notre photo) ou en F 1, il s’y est imposé. (Photo DPPI) VALENCE (France), 11 JUIN 2000. – À quinze ans, il devient champion du monde de karting. Son père, Anthony, suit de très près sa carrière. (Photo Sutton) BUCKS PARK (Grande-Bretagne), 15 SEPTEMBRE 1996. – Vainqueur d’une course organisée par McLaren, le jeune Britannique reçoit les félicitations de Ron Dennis. (Photo DPPI) À l’âge d’Hamilton (23 ans), Graham Hill n’avait pas encore son permis de conduire ! Et c’est au terme d’un acharnement de tous les instants et d’unlabeurobstinéquel’hommeàla fine moustache s’imposera avant de se forger un palmarès unique, magnifié par une triple couronne jamais égalée depuis : double champion du monde de Formule 1, vainqueur des 500 Miles d’Indianapolis (1966) et des 24 Heures du Mans (1972). Durant longtemps, Graham Hill détint aussi le record du nombre de victoires dans le Grand Prix de Monaco. Pour Ecclestone, il incarne le pilote moderne : un produit global Lewis a mûri : en 2008, il réalise ses actions les plus éblouissantes Portrait MELBOURNE (Australie), 18 MARS 2007. – Premier Grand Prix et premier podium en F 1 pour Hamilton qui termine troisième derrièresonéquipierFernandoAlonso,deuxième. (PhotoJérômePrévost) PAGE 26 LUNDI 3 NOVEMBRE 2008
 

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