Grands penseurs en éducation- Tosten Husén
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Le texte suivant est tiré de Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée
(Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation), vol.
XXIII, n° 3-4, 1993, p.
697-707.
©UNESCO : Bureau international d’éducation,...
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Le texte suivant est tiré de Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée
(Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation), vol.
XXIII, n° 3-4, 1993, p.
697-707.
©UNESCO : Bureau international d’éducation, 2000
Ce document peut être reproduit librement, à condition d’en mentionner la source
TORSTEN HUSÉN
(1916-)
T.
Neville Postlethwaite
1
Torsten Husén est une grande figure du monde de l’éducation.
En 1993, son nom vient
spontanément à l’esprit, avec ceux de Ralph Tyler (États-Unis d’Amérique) et C.
E.
Beeby
(Nouvelle-Zélande), lorsque l’on évoque les plus grands pédagogues vivants.
Qui est-il ?
Comment sa carrière a-t-elle évolué ? Qu’a-t-il apporté à l’éducation ?
Vers une « Weltanschauung »
Torsten Husén est né le 1er mars 1916 à Lund (Suède).
Sa mère, Betty Prawitz, fille d’un
instituteur, avait appris le métier de télégraphiste.
L’éducation qu’elle avait reçue, 500 jours
d’enseignement primaire à mi-temps, soit environ six années d’éducation, était typique dans les
zones rurales à l’époque.
Le père de Torsten Husén dirigeait une scierie, qui fut plus tard détruite par un
incendie.
En 1918, il créa sa propre entreprise de commerce du bois.
A l’âge de cinq ans, Husén fut envoyé pour les vacances à Stockholm chez son oncle
qui dirigeait une école pour sourds-muets.
L’école et la maison de l’oncle étaient situées dans
un parc très vaste appelé Djurgorden.
Je me souviens que lors d’une des promenades que j’ai
faites dans ce parc avec Husén, il m’a dit en évoquant cette visite qu’il pensait à l’époque que
Stockholm n’était qu’un grand parc.
A six ans, un an avant l’âge officiel d’inscription à l’école en Suède, il commença ses
études primaires.
Il avait appris à se servir d’une machine à écrire et dit au maître qu’il n’avait
pas besoin d’apprendre à écrire à la main ! Il alla ensuite à l’école secondaire d’Alvesta, faisant
le voyage chaque jours pendant quatre ans, avant d’entrer au gymnasium (lycée) de Växjö où
il opta pour la filière mathématiques et sciences naturelles.
Conformément à l’usage de l’époque, il dut apprendre trois langues étrangères,
d’abord l’allemand, puis l’anglais et enfin le français, qui étaient obligatoires pour entrer à
l’université.
Mais à l’école secondaire il conçut une telle antipathie pour le professeur de
français qu’il ne suivit pas les cours pendant deux ans.
Il dut donc prendre des cours
particuliers de français pendant tout un été pour pouvoir entrer au lycée.
Après six ans
d’allemand et un été passé en Allemagne dans le cadre d’un échange, il acquit une bonne
connaissance de cette langue et put accompagner son père, en qualité d’interprète, dans ses
voyages d’affaires en Allemagne.
Il avait étudié l’anglais à l’école presque aussi longtemps que l’allemand mais n’eut pas
l’occasion de le parler jusqu’à son premier voyage au Royaume-Uni, en 1946.
A l’université,
presque tous les textes au programme étaient dans l’une des trois langues mentionnées : une
grande partie des lectures obligatoires en sciences sociales se faisaient alors en anglais, les
Américains dominant cette discipline.
Comme l’indique sa bibliographie, il écrivit plus tard
plusieurs de ses ouvrages et la plupart de ses articles en anglais, sa troisième langue.
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