Grands penseurs en éducation- Cai Yuanpei
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Le texte suivant est tiré de Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée
(Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation), vol.
XXIII, n° 1-2, 1993,
p.
149-159.
©UNESCO : Bureau international d’éducation,...
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Le texte suivant est tiré de Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée
(Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation), vol.
XXIII, n° 1-2, 1993,
p.
149-159.
©UNESCO : Bureau international d’éducation, 2000
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CAI YUANPEI
(1868-1940)
Lizhong Zhang1
Personnalité marquante parmi les éducateurs libéraux chinois des premières années du XX
e
siècle, Cai Yuanpei est mieux connu pour les responsabilités importantes qu’il a assumées en
tant que Premier ministre de l’éducation de la République populaire de Chine, recteur de
l’Université de Beijing, fondateur et premier président de l’Academia Sinica, le plus important
institut national de recherche en Chine.
Mais Cai s’est aussi distingué par son œuvre de
pionnier en matière de réforme du système éducatif traditionnel et par ses efforts de synthèse
des conceptions pédagogiques chinoise et occidentale.
La recherche de solutions aux
problèmes éducatifs a amené nombre de responsables et de spécialistes à se tourner à nouveau
vers lui, comme en témoigne la création récente à l’Université de Beijing d’un Institut de
recherche sur Cai Yuanpei, qui a pour mission de susciter et d’encourager l’étude de sa pensée
et de son action.
Survol biographique
Cai Yuanpei est né le 11 janvier 1868 à Shaoxing, dans la province du Zheijiang.
Son père
était directeur d’une banque local et Cai grandit donc au sein d’une famille de commerçants
aisés qui veilla à lui donner une éducation conforme à la tradition.
Axée sur la connaissance
des classiques, elle devait lui permettre de passer avec succès les examens impériaux.
A vingtdeux ans, il achevait ce cycle en obtenant le titre de jinshi [docteur] et, distinction suprême
accordée à un lettré dans la Chine féodale, devenait membre de l’Académie Hanlin.
En 1894, il
fut promu au rang de rédacteur de cette académie.
La guerre sino-japonaise de 1894-1895 mit en évidence la faiblesse de la Chine face à
la science et à la technologie occidentales : Cai décida d’abandonner la compilation des
classiques et de s’atteler à la traduction d’ouvrages européens, afin de comprendre les raisons
des succès occidentaux.
Dès lors, il consacra beaucoup de son temps à enseigner dans diverses
institutions publiques et privées, où il tentait de propager les idées nouvelles de l’Occident.
En
1901, des éducateurs de Shanghai créèrent l’Association chinoise pour l’éducation et élirent
Cai à sa présidence.
En 1907, il se rendit en Allemagne et s’inscrivit à l’Université de Leipzig, où il suivit
des cours de philosophie, d’esthétique, d’anthropologie et de psychologie expérimentale.
Durant son séjour dans ce pays, il rédigea une série de manuels pour l’enseignement de la
morale dans les écoles secondaires, écrivit une Histoire de l’éthique chinoise et traduisit
plusieurs ouvrages allemands en chinois.
De retour en Chine en 1911, il fut nommé ministre de l’éducation par le gouvernement
républicain.
Il démissionna de ce poste en 1912 pour protester contre le régime autocratique
de Yuan Shikai et reprit ses études en Allemagne.
En 1913, il partit pour la France où il apprit
le français et contribua à assurer le fonctionnement de l’Institut d’éducation des travailleurs
chinois et à mettre sur pied l’Association franco-chinoise d’éducation.
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