Grands penseurs en éducation- Ke Mencius
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Le texte suivant est tiré de Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée
(Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation), vol.
XXIV, n° 1-2, 1994, p.
125-134.
©UNESCO : Bureau international d’éducation,...
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Le texte suivant est tiré de Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée
(Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation), vol.
XXIV, n° 1-2, 1994, p.
125-134.
©UNESCO : Bureau international d’éducation, 2000
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MENCIUS
(-372/-289)
Ge Zhengming
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Mencius (Mengzi), penseur et un éducateur de la période des Royaumes combattants dont les
apports sont d’une portée exceptionnelle, est un représentant important de l’école confucianiste.
Toute sa vie il vénéra Kongzi (Confucius).
« Depuis que l’humanité existe, nul n’a encore égalé
maître Kong » disait-il.
Et aussi : « Ma seule ambition est de suivre l’exemple de maître Kong ».
Dans le domaine de la philosophie, Mencius a développé la doctrine de Confucius, en élaborant
un système qui se rattache au courant dit de l’idéalisme subjectif.
Sa théorie de la bonté
naturelle (xingshan) de l’être humain est fondée sur l’idée que les autres vertus cardinales —
humanité (ren), intégrité (yo), respect des rites (li) et sagesse (zhi) — sont innées et qu’il
appartient à chacun de les cultiver.
Le pouvoir féodal en place voyait en lui le « deuxième
sage ».
A partir de la fin de la dynastie des Song, alors que le système politique et économique
féodal était sur son déclin, le pouvoir éleva le « Mencius » (le recueil de ses écrits) au rang de
« classique », qu’il fallait avoir lu pour réussir aux concours impériaux ou obtenir de
l’avancement.
Mencius faisait figure de seul continuateur orthodoxe du confucianisme, ne le
cédant en mérite qu’au « Sage suprême » lui-même, et l’on associa leurs deux doctrines sous
une dénomination commune : « la Voie de Confucius et de Mencius » (Kong Meng zhi dao).
Dans le domaine de l’éducation, Mencius reprit et développa les idées de Confucius et légua à la
postérité un riche et précieux héritage.
Il occupe une place éminente dans l’histoire de
l’éducation de la Chine ancienne.
Sa vie, ses activités d’éducateur
Mencius, se prénommait Ke.
Il était originaire de Zou (l’actuel district du même nom dans la
province du Shandong), au pays de Lu.
Il naquit à l’époque des Royaumes combattants en 372
avant l’ère chrétienne et mourut en 289 à l’âge de 83 ans.
Il descendait de Men Sun, membre de
la noblesse du royaume de Lu.
Son père mourut prématurément et sa mère se dépensa sans
compter pour l’éduquer, déménageant à trois reprises pour offrir à son fils un environnement
plus propice à l’étude et sectionnant le fil de la navette sur son métier à tisser lorsque Mencius
négligeait ses leçons, pour lui faire comprendre la nécessité de persévérer.
Mencius voua la plus grande partie de son existence à l’enseignement.
Parvenu à l’âge
de la maturité, il parcourut pendant plus de vingt ans les différents royaumes à la tête de ses
disciples pour y propager ses idéaux politiques.
Grande était sa renommée : on rapporte que
« des dizaines de chars et des centaines de personnes suivaient le sien ».
Lors de ses
déplacements entre deux principautés vassales, les chars qui l’escortaient, la foule qui se
pressait derrière lui dépassaient de beaucoup en magnificence le cortège qui accompagnait
Confucius dans ses pérégrinations, et partout il était accueilli avec respect.
Au crépuscule de sa
vie, il s’en revint au pays natal pour se consacrer à l’enseignement et à ses écrits.
« Transmettre
les talents reçus du Ciel » était pour lui une grande joie.
Il mérite d’être considéré comme une
des grandes figures de l’éducation de son époque.
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