Face à l aubre – Extrait n°1 : Le cauchemar
Les mots m incendiaient la gorge.
J étais comme un amas de lambeaux.
Déchirée, et sans énergie.
Devant l injustice désormais évidente, je me réalisais minable et impuissante.
Je m écroulai
littéralement sur le parterre de ma chambre, au moins, étant sur le sol, je ne pouvais...
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Face à l aubre – Extrait n°1 : Le cauchemar Les mots m incendiaient la gorge. J étais comme un amas de lambeaux. Déchirée, et sans énergie. Devant l injustice désormais évidente, je me réalisais minable et impuissante. Je m écroulai littéralement sur le parterre de ma chambre, au moins, étant sur le sol, je ne pouvais pas être plus bas. Mes pensées, je dirais plutôt, les seules choses à quoi j arrivais encore à penser, étaient noires, remplies de révolte face à ce que je venais de comprendre. J attendais. J attendais le moment où je serai capable de me relever, de faire face à la vie que je trouvais à présent plus injuste que n importe quelle dictature. Pourquoi elle ? Elle qui allait avoir une belle vie, qui aurait pu faire tant de choses. Pourquoi pas moi ? Pourquoi moi, adolescente plus qu ordinaire, étais-je autorisée à rester en vie ? Injustice, diffamation, torture et tout le champ lexical qui pouvait y être associé emplissaient mon être tant tôt de haine, tant tôt de do
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From Nora Brexe
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Pub. on Jan. 21st 2012
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Français – Test, moyen-âge
Moyen-âge
Se situe entre la chute de l Empire romain (476.
ap J-C) et la Renaissance (~ 1497)
Période « sombre » : Les gens vivaient dans la nuit.
Il y avaient quelques feux, mais point suffisant
pour s éclairer convenablement.
Système temporel particulier : Notion de temps inexistante.
On ne...
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Français – Test, moyen-âge Moyen-âge Se situe entre la chute de l Empire romain (476. ap J-C) et la Renaissance (~ 1497) Période « sombre » : Les gens vivaient dans la nuit. Il y avaient quelques feux, mais point suffisant pour s éclairer convenablement. Système temporel particulier : Notion de temps inexistante. On ne comptait pas les heures, les clochers n avaient pas d horloge. On comptait le temps, par exemple, en nuit. On avait aussi les cadrans solaire mais fallait-il encore savoir les utiliser. Déplacements limités et lents : Pas de voiture, d engin à roues perfectionnés. On se déplaçait à cheval ou à pied. Une lettre du roi mettait 24 heures pour faire Paris – Lyon. Bien sûr cela prenait trois jour ou plus suivant le temps de réponse du destinataire. On parle ici de messager assez rapide et efficace. Mais se déplacer était compliqué et non sans risque, il fallait prévoir où l on allait dormir et l on était jamais à l abri de ce qui pouvait nous attendre en chemin. «
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From Nora Brexe
Les enfants qui rêvent.
.
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Ma fille, Sidonie, a une phobie assez originale : elle a peur des orages, principalement lorsqu ils
surviennent la nuit.
Ma pauvre enfant reste pétrifiée et tremblante, terrée dans son épais duvet, se
bouchant les oreilles et attendant avec des yeux de suppliciée que le tonnerre cesse de gronder....
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Les enfants qui rêvent. . . Ma fille, Sidonie, a une phobie assez originale : elle a peur des orages, principalement lorsqu ils surviennent la nuit. Ma pauvre enfant reste pétrifiée et tremblante, terrée dans son épais duvet, se bouchant les oreilles et attendant avec des yeux de suppliciée que le tonnerre cesse de gronder. Mon mari et moi avions essayé bon nombre de méthodes, pour ne pas dire toutes. Du dialogue rassurant jusqu aux tisanes aux vertus apaisantes, tout ou presque avait été tenté, mais en vain. J étais sur le chemin qui me mène de la maison au travail, quand j eus une idée qui, peut-être, porterait ses fruits : la lecture d une histoire juste avant d aller au lit. Dès que j en eus le temps, je me mis à écrire. L idée était là, les mots aussi, donnant au final un conte qui conviendrait tout à fait pour ce que je prévoyais. Il ne me restait plus qu à attendre qu une tempête nocturne s annonce. Par chance, si l on peut dire, un soir de fin de semaine promettait d ê
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From Nora Brexe
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Pub. on July 17th 2011
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Oui, c est mon nom.
Assise à l écart du monde et offerte en pâture au vent, je sus enfin à quel point elle me manquait.
Je
devais faire mon deuil, c était le plus difficile.
Faire son deuil, c était réaliser qu elle était partie pour
toujours.
Faire son deuil, c était faire une croix sur tous les projets que l on avait...
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Oui, c est mon nom. Assise à l écart du monde et offerte en pâture au vent, je sus enfin à quel point elle me manquait. Je devais faire mon deuil, c était le plus difficile. Faire son deuil, c était réaliser qu elle était partie pour toujours. Faire son deuil, c était faire une croix sur tous les projets que l on avait fait. Tout ce que nous avions prévu de faire une fois le lycée fini avait été balayé, oublié à jamais. Quand des larmes commencèrent à mouiller mes joues, je sus que j étais partie pour un grand désordre intérieur. Viendrait la colère, puis la tristesse. Je ne comprenais pas comment on pouvait mourir à dix-huit ans, c était bien trop jeune. Pourtant, j avais vu son corps sans vie, elle était bien morte. Comment ? Pourquoi ? La réponse ne voulait pas sortir, me donnant des spasmes d estomac, me nouant la gorge jusqu à ne presque plus pouvoir respirer. Je n arrivai plus à me maintenir en position assise, je me me mis sur le flanc, et tant pis si l on se demandai
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From Nora Brexe
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Pub. on May 10th 2011
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Envie de tuer sans civilités
de torturer tout en originalité
de laisser mes nerfs parler sans les contrôler
de dire ce qui peine à sortir quitte à tout contredire
j irai jusqu au bout de mon macabre discours
même si ce texte n est pas un poème d amour
Envie de prendre une arme blanche appelée couteau
et de laisser mes humeurs...
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Envie de tuer sans civilités de torturer tout en originalité de laisser mes nerfs parler sans les contrôler de dire ce qui peine à sortir quitte à tout contredire j irai jusqu au bout de mon macabre discours même si ce texte n est pas un poème d amour Envie de prendre une arme blanche appelée couteau et de laisser mes humeurs qui flanchent peindre un sacré tableau dans les tons morbides et dénués de couleurs je dirai ce que j ai dans le bide quitte à avoir peur on ne me fera pas taire car aujourd hui j ai le pinceau assassin et je mettrai à terre ceux qui pensent que je parle pour rien Envie de semer de la poudre appelée mort au rat de laisser mes foudres composer un bel opéra dans les gammes du sombre et du macabre je composerai dans la pénombre en aiguisant mon sabre on ne me fera pas cesser car j ai la note meurtrière et personne ne peut arrêter mon esprit sanguinaire Envie de prendre un instrument appelé carabine et dans un sourire de dément me lécher les babines dans une touche d
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From Nora Brexe
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Pub. on May 6th 2011
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Yann,
J ai mal.
Je sais que tu souffres aussi et que ces mots ne vont rien arranger.
J ai mal car j ai
l impression d avoir un énorme trou dans la poitrine.
Une déchirure qui refuse de se refermer.
Mes oreilles réclament le son de ta voix si mélodieuse.
Mes yeux ont besoin de se perdre dans les
tiens.
Ma peau est en...
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Yann, J ai mal. Je sais que tu souffres aussi et que ces mots ne vont rien arranger. J ai mal car j ai l impression d avoir un énorme trou dans la poitrine. Une déchirure qui refuse de se refermer. Mes oreilles réclament le son de ta voix si mélodieuse. Mes yeux ont besoin de se perdre dans les tiens. Ma peau est en manque de ton contact rassurant. Mes poumons n ont plus d oxygène vu que ton odeur ne flâne plus dans l air. Mon coeur appelle au secours pour que tu le fasses battre. Toi seul a le pouvoir de tout rééquilibrer. Toi seul peux refermer cette plaie béante qui me pourrit de l intérieur depuis ton départ. Toi seul sais. . . Je ne t en veux pas, bien au contraire. Tu n avais pas le choix. Tu as tout fait pour que ton départ se fasse en douceur et tu as réussis, comme tu as réussis tant de choses que tu as entreprises. Je me souviens de ton dernier regard, de ton dernier sourire, de tes dernières paroles et tout cela m aide. Sur le qua
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Pub. on Oct. 27th 2010
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Kasim attendait.
Il attendait le moment où ses forces reviendraient.
Il attendait le moment ou le vizir
comprendrait qu il avait fait enfermer un innocent.
Depuis le jour où il l avait été emmené de force
loin de Beyana, la femme qui hantait chaque moment de sa vie, loin de Fasilak, son village
d origine, et qu il l avait...
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Kasim attendait. Il attendait le moment où ses forces reviendraient. Il attendait le moment ou le vizir comprendrait qu il avait fait enfermer un innocent. Depuis le jour où il l avait été emmené de force loin de Beyana, la femme qui hantait chaque moment de sa vie, loin de Fasilak, son village d origine, et qu il l avait entendu son jugement, il savait qu il était innocent. Non, il n avait pas tenté de couper la livraison des maigres vivres qui permettait aux habitants de la capitale de subsister. Non, il n était pas coupable. Et le voilà maintenant enfermé, affaibli par la canicule étouffante et le désespoir. Dans l ombre et la chaleur permanente de sa cellule, le jeune homme de 24 ans, revoyait pour la centième fois cette nuit d hiver où il fût enlevé à tout ce qui lui était cher. Bien que ce fut l hiver, la chaleur persistait. Le matin même, il avait reconnu la garde du vizir lors de sa sortie au village. Quand il avait entendu frapper à leur porte, il avait ordonné à sa
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Chère Terre,
Par où commencer.
.
.
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C est vrai ? Il y a tellement d erreurs que nous faisons que je ne sais pas par
laquelle débuter cette lettre.
Il faut pourtant bien que je commence, tout d abord, l aberration de la
faim dans le monde.
Nous sommes six milliards et toi si puissante et dominatrice, toi sans qui nous,
misérables...
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Chère Terre, Par où commencer. . . . C est vrai ? Il y a tellement d erreurs que nous faisons que je ne sais pas par laquelle débuter cette lettre. Il faut pourtant bien que je commence, tout d abord, l aberration de la faim dans le monde. Nous sommes six milliards et toi si puissante et dominatrice, toi sans qui nous, misérables humains ne somme rien, peut nourrir douze milliards d être comme nous. Mais il faut croire que l on est assez bête pour ne pas savoir partager. . . Ensuite, quelle mouche nous a piqué pour que tout à coup on veuille du bois exotique ? Que nous a fait la forêt amazonienne pour que l on se mette à la raser ? C est vrai, quoi ? D où nous vient cette lubie inutile d avoir du bois amazonien chez soi ? N a-t-on rien d autre à acheter ? Si l on a de l argent à jeter par les fenêtres, on peut le donner à ceux qui n en n ont pas, tiens ! On veut tout avoir et cela à n importe quel prix. A ce stade, je me trouve encore plus bête que les animaux qui se font détruire
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From Nora Brexe
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Pub. on July 5th 2010
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Cher assassin,
Je ne sais pas ce qui se passait dans ta tête le jour ou tu m a suivie et piégée dans cette
ruelle sombre et étroite.
Je ne sais pas non plus si tu voulais avoir ma vie,vie, que tu
m enleva deux minutes plus tard à l aide d un poignard.
Qui régissait tes gestes ? Qui
s est emparé du couteau et me l a...
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Cher assassin, Je ne sais pas ce qui se passait dans ta tête le jour ou tu m a suivie et piégée dans cette ruelle sombre et étroite. Je ne sais pas non plus si tu voulais avoir ma vie,vie, que tu m enleva deux minutes plus tard à l aide d un poignard. Qui régissait tes gestes ? Qui s est emparé du couteau et me l a gracieusement enfoncé dans le coup ? Toi. Même si tu n étais plus toi même. Même si un démon s était emparé de toi. Même si tu as eu un besoin de sang si fort que tu n as pas pu résister à l envie de me tuer, c est toi qui tenait l arme, c est toi qui a exécuté les derniers gestes que j aie vus, c est toi mon assassin. Tu as déversé toute ta rage sur une victime innocente. Cela aurait pu être n importe qui. Mais ce fut moi. Je n ose pas imaginer quelqu un d autre à ma place. Oui, ce que j ai vécu, je ne le souhaite à personne. Quel plaisir cela devait être de m entendre crier. Quel bonheur de voir une petite rivière rouge couler des deux
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From Nora Brexe
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Pub. on May 1st 2010
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Chère Marina,
Qu as-tu fait ?! Pourquoi ce soir-là n étais-tu plus toi même ? As-tu pensé ne serait-ce qu une
seconde, à moi , à nous, ceux qui tiennent à toi ? Tu aurais dû le faire, tu ne te serait peut-être pas
planté cette aiguille dans les veines, et risquer de te tuer ! On m a dit que tu te sentais seule, mais...
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Chère Marina, Qu as-tu fait ?! Pourquoi ce soir-là n étais-tu plus toi même ? As-tu pensé ne serait-ce qu une seconde, à moi , à nous, ceux qui tiennent à toi ? Tu aurais dû le faire, tu ne te serait peut-être pas planté cette aiguille dans les veines, et risquer de te tuer ! On m a dit que tu te sentais seule, mais sache que l on est jamais seul. Nous n aimons pas la solitude, car elle nous fais peur. Peur de se retrouver seul, abandonné. Cela nous terrorise nous paralyse et on vit mal. Seulement, il faut que tu penses à la peine que j ai eu, quand j ai appris ton admission aux urgences. Il est clair que je te pardonne! Quand je me sens seule, j écris des lettres, à toi, à mes amis. Je revois ainsi leur visage, ce qu ils ont fait et ce qu ils représentent pour moi. C est à ce moment-là que je réalise toute la chance que j ai de les avoir. La solitude nous fait peur, peut-être est-ce simplement à cause de nous, aurait-t-on peur de se retrouver seul avec soi-m
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From Nora Brexe
OpenOffice.org Writer
Pub. on Feb. 5th 2010
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