La palmeraie des âges
sous la brillance de la folie
couper son nez et l allonger
c est paraître moins fou
être trop vieux
c est être trop fou
être trop jeune
c est être trop flou
ne plus assumer, jamais,
la charge d irrationnel
c est mourir à grandes flammes
et courir dans le mur.
From doironcharles
Quand tout est sacrifié, que l on ne croit plus
Quand tout perd son sens, lorsqu on se retrouve nu
Quand on a froid dedans et qu au dehors tout brûle
Quand la marche derrière, nous empêche le recul
Quand le mur s approchant éclaire la cellule
D un plateau immonde pour seul rassasiant
Et des gouttes qui tombent pour unique seconde...
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Quand tout est sacrifié, que l on ne croit plus Quand tout perd son sens, lorsqu on se retrouve nu Quand on a froid dedans et qu au dehors tout brûle Quand la marche derrière, nous empêche le recul Quand le mur s approchant éclaire la cellule D un plateau immonde pour seul rassasiant Et des gouttes qui tombent pour unique seconde Lorsque se recroqueviller ne sert plus à rien Que des griffes dans les murs n abîment que nos mains Il est temps que la tête se remette en question. Lorsqu on s aperçoit qu un mensonge s est glissé Quand on réalise que nos bases sont en fait nos sommets Quand la douce illusion devient rugueuse, stérile une aliénation qui désarme, dans nos os se faufile Coupant nos doigts et laissant à nos mains le seul choix d essuyer Nous voila dépourvu de tous sens, sans aucune cachette Nous laissant là, solitaire, à la merci des paradoxes. Quand se réfugier dans sa tête n est plus sécurisé Car autrui dans sa quête nous a retrouver Fustigeant sans retient nos mécanismes ro
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From doironcharles
En trainant son corps, sur du pavé mouillé
tendu comme un arc mais sans cible à viser
hésitant comme une mort ne savant où s offrir
Envieux comme un gosse, désoeuvré comme un vieux
Une hésitation de plus c est un sourire
pour une fois qu il se passe quelque chose dans son être
pour une fois que son pas ne mutine pas sa tête...
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En trainant son corps, sur du pavé mouillé tendu comme un arc mais sans cible à viser hésitant comme une mort ne savant où s offrir Envieux comme un gosse, désoeuvré comme un vieux Une hésitation de plus c est un sourire pour une fois qu il se passe quelque chose dans son être pour une fois que son pas ne mutine pas sa tête tout unis pour une fois dans un endroit perdu Une semelle épaisse ou un pavé trop lourd le paradis c est un enfer au fond d une cour.
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From doironcharles
Il y a un fou à la fenêtre
d une camionnette frigorifiante
un beau cassé, une bête
au regard juste et vieux
Une alchimie parfaite
avec son compagnon
lui aussi,
une bête
au regard juste et long
Derrière la vitre, un monde
de hantise et de souffre,
de pyjamas d urine
de forêts dans des pots
de visites sans portes
de tic-tac pour...
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Il y a un fou à la fenêtre d une camionnette frigorifiante un beau cassé, une bête au regard juste et vieux Une alchimie parfaite avec son compagnon lui aussi, une bête au regard juste et long Derrière la vitre, un monde de hantise et de souffre, de pyjamas d urine de forêts dans des pots de visites sans portes de tic-tac pour tutelles le fou à des brettelles qui l entraîne vers son fou
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From doironcharles
D un jet, comme une pierre elle s envole
comme une adolescente s autonomise
elle dégrafe les papiers, renie les protocoles.
Si l on croit tenir en laisse, celle qui n a pas de cou
c est d un bout nous bien sur, et de l autre nos sottises.
Celle qui comme l eau nous file d entre les doigts
et qui dès qu elle née est déjà si...
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D un jet, comme une pierre elle s envole comme une adolescente s autonomise elle dégrafe les papiers, renie les protocoles. Si l on croit tenir en laisse, celle qui n a pas de cou c est d un bout nous bien sur, et de l autre nos sottises. Celle qui comme l eau nous file d entre les doigts et qui dès qu elle née est déjà si âgée partant sans se retourner sur le porteur de plume l erreur serait de lui tendre la main d attendre reconnaissance de ce service humain. Car ces mots qui s enfuient comme courent les enfants savent trop bien où aller pour mourir calmement on peut,c est sur, mettre du style, le sens reste souverain insensible aux éloges et autres tapinages. Seul semble bon s assoir et laisser filer nos dus à la nature, nos interrogations. Seulement se contenter et bien faire le travail d un porteur qui transporte une charge d inexplicable.
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From doironcharles
Le débris des tapis,
les moquettes et les couettes,
le plaisir des joues,
les larmes irritées.
Le secret sous la tête et l armée de filleuls
la tête qui s embête et la joie de l hiver
Faites !
From doironcharles